Pour ceux d’entre nous qui désespèrent à chaque premier rayon de soleil que l’automne ne soit pas la saison unique et ce de façon définitive, Dana Schechter et ses comparses entre Berlin et New-York sauront panser nos déboires. Cette troisième galette, après « What’s Mine Is Yours » en 2003 et « Last Sight Of Land » en 2007, n’est que plaisir et délectation. Vous nagez déjà parmi Tindersticks, Elysian Fields, Calexico, Swans, Nick Cave & The Bad Seeds, Laurie Anderson, The Walkabouts, vous êtes donc ici chez vous. Si le talent d’écriture de la belle est sans appel, sa voix tient aussi du miracle, et sied à merveille à cette pop léchée et envoûtante, quasi cabaret, un ovni dans le paysage actuel. Parler de charme ici serait oiseux, je suis amoureux.  (Stef Vanstaen)