Assurance moto malus : comment choisir la meilleure ?

Quelle assurance moto choisir pour les malussés ?

Être assuré est une condition obligatoire pour rouler avec son deux-roues. Toutefois, personne n’est à l’abri d’un sinistre responsable, même les motards les plus expérimentés. Conséquence, la prime de l’assuré va grimper et ce dernier sera considéré comme “malussé”.

En effet, le but de ce système est de pénaliser les mauvais conducteurs et récompenser les bons, mais quelle est la conséquence d’un malus sur l’assurance ? Comment le coefficient bonus/malus est calculé ? Comment trouver une nouvelle assurance quand on est un motard malussé ? Nous allons découvrir tout ceci tout de suite.

Conséquence du coefficient bonus/malus sur l’assurance

Le Code des assurances propose le système du bonus/malus pour tous les véhicules à moteur (ou presque). L’objectif de ce système est de récompenser les bons motards/conducteurs et pénaliser les mauvais en augmentant ou en réduisant le montant de leur prime d’assurance.

Ainsi, si le conducteur est impliqué dans un sinistre responsable, il verra sa prime majorer. A l’inverse, un conducteur qui n’est pas impliqué dans un sinistre responsable pendant un an, pourra profiter d’une prime moins chère l’année prochaine.

On comprend donc que le tarif imposé par votre assurance est recalculé chaque année.

Concrètement, chaque conducteur a un historique qui se développe tout au long de son parcours. Le motard garde le même historique, même après le changement de la compagnie d’assurance, puisque le relevé de d’information est transférable d’un assureur à un autre.

Le motard malussé représente un profil à risque pour l’assureur, puisqu’on considère sa conduite comme dangereuse.

Comment calculer le coefficient bonus/malus ?

La méthode de calcul du coefficient bonus/malus est assez simple. Ce dernier est compris entre 0.5 et 3.5.

Au cours de la première année, tous les conducteurs débutent avec un coefficient de 1 :

  • Si le motard est responsable d’un accident, il sera majoré de 25 % (son coefficient devient alors 1.25) ;
  • S’il est partiellement responsable, il sera majoré de 12.5 % et son coefficient passe donc à 1.125 ;
  • En cas d’absence de sinistre, le conducteur peut bénéficier d’une réduction de 5 % et son coefficient sera de 0.95.

Au fil des années, le coefficient évolue en fonction de la conduite du motard. Par exemple, si le conducteur passe deux années sans accident responsable, son coefficient passe de 1 à 0.90 (0.95 la première année, puis 0.9 la seconde année). Ainsi, il pourra économiser jusqu’à 10 % de la prime.

PS : la méthode de calcul est différente pour les motards professionnels. Dans le cas d’un accident responsable d’un infirmier libéral par exemple, sa majoration ne dépassera pas les 20 %.

Quelle est la meilleure assurance pour les motards malussés ?

En général, les conducteurs malussés trouvent beaucoup de mal pour changer d’assureur, vu que leur profil est considéré comme un profil à risque.

Les compagnies d’assurances peuvent ainsi refuser sa demande ou imposer des primes très élevées par rapport à la moyenne.

Pour remédier à ce problème, plusieurs assureurs proposent des assurances malus, spécialement pour ce profil de conducteur.

De plus, la compagnie d’assurance actuelle peut résilier le contrat d’assurance si le souscripteur accumule plusieurs sinistres responsables. Dans ce cas, le problème est aggravé, c’est pourquoi beaucoup de motards se tournent vers des courtiers en assurance moto. Ces derniers ne proposent que des offres adaptées aux malussés.

Ceci s’applique aussi bien pour les jeunes conducteurs que pour les conducteurs confirmés. Toutefois, les jeunes conducteurs courent le risque d‘une surprime de 100 % au cours de la première année, 50 % au cours de la seconde année, puis 25 % au cours de la troisième année. La surprime sera par la suite supprimée.